CO2 et empreinte carbone : comprendre et réduire le dérèglement climatique
22/12/2025
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Dans les discussions autour du climat, et plus globalement autour de la réduction de son impact environnemental, les termes empreinte carbone et CO2 sont souvent utilisés et désignent des notions bien distinctes. Les comprendre est indispensable pour agir efficacement dans un monde où les enjeux climatiques deviennent centraux, que ce soit pour les citoyens, les entreprises ou les décideurs politiques. Cette compréhension permet non seulement de mesurer notre impact sur le climat, mais aussi de prendre des décisions éclairées pour le réduire.
Chez Dipli, nous sommes convaincus que le secteur de la tech a un rôle essentiel à jouer dans la réduction de l'impact carbone de tout-un-chacun, en intégrant davantage l'économie circulaire à ses produits et services. C’est pourquoi nous œuvrons quotidiennement à développer des solutions permettant de simplifier la chaîne de valeur de la tech circulaire, grâce à la reprise d'appareils en vue de leur reconditionnement, et la vente d'appareils reconditionnés.
👉 Cet article a pour objectif de vous donner toutes les clés pour comprendre ce que sont le CO₂ et l’empreinte carbone, quelles sont leurs sources, quelles en sont les conséquences, et surtout, ce que vous pouvez faire à votre échelle, individuelle ou professionnelle, pour les réduire. Nous expliquons également comment Dipli accompagne les professionnels de la tech pour mieux intégrer l’économie circulaire dans leurs pratiques et diminuer l’impact environnemental du secteur.
Quelles sont les bases à connaître du CO2 et de l'empreinte carbone ?
1. Qu'est-ce que le CO2 et l'empreinte carbone ?
Alors que le CO₂ désigne un gaz à effet de serre spécifique, l’empreinte carbone est un indicateur plus large qui quantifie la totalité des émissions de gaz à effet de serre liées à une activité donnée. Ainsi, le CO2 fait partie de l'empreinte carbone mais ne la résume pas à lui seul. Voici des définitions un peu plus détaillées pour bien distinguer ces deux notions fondamentales :
- Le CO2 (dioxyde de carbone)
Il s'agit d'un gaz à effet de serre naturellement présent dans l’atmosphère. Lorsqu’il est émis en excès par les activités humaines ; principalement la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) dans les secteurs de l’énergie, du transport et de l’industrie ; il devient l’un des principaux responsables du réchauffement climatique. En effet, les gaz à effet de serre en trop grande quantité accentuent l’effet de serre naturel, ce qui entraîne une augmentation des températures globales et impacte durablement le climat. Parmi ces gaz, le CO2 est le plus abondant, c'est pourquoi on allie souvent dérèglement climatique et CO2.
- L'empreinte carbone
L’empreinte carbone est un indicateur de mesure globale de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES), directes et indirectes, générées par un individu, une entreprise, une organisation ou un pays. Elle comprend non seulement le CO2, mais aussi d’autres GES aux effets climatiques puissants comme le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Ces gaz sont convertis en équivalent CO2 (CO2e) afin d’obtenir une unité commune de comparaison. Cela permet de quantifier l’impact climatique d’une activité et de guider la mise en place de stratégies de réduction des émissions à toutes les échelles : individuelle, collective et/ou territoriale.
2. Quelles sont les principales sources de l'empreinte carbone moyenne d'un Français et d'un Européen ?
Les principaux postes d'émissions d'un Français sont les suivants par ordre décroissant :
- 24% déplacements (voiture, avions, etc.),
- 23% alimentation (viande, boissons, poissons, fruits et légumes, etc.),
- 21% habitat (énergie consommée, déchets produits, eau, etc.),
- 13% dépenses publiques (administration, enseignement, santé, infrastructures, etc.).
- 10% équipements (électronique, vêtements, etc.),
- 9% autres (sports, loisirs, etc.).
Source : Le changement climatique données clés, SDES, novembre 2025.
D'après l'Insee, en 2024, l’empreinte carbone de la France s'élevait à environ 563 millions de tonnes de CO2e, dont 99 Mt émises directement par les ménages (18 %), 180 Mt par les activités économiques françaises (32 %) et 284 Mt importées (50 %). Rapportée à l'échelle individuelle, cela revient à un total de 8,2t CO2eq par français.
💡 Cette donnée est en baisse par rapport à 2023 qui comptabilisait un total de 583 Mt, soit une diminution de l'empreinte carbone de la France de 20 Mt (-3,4%) entre 2023 et 2024.

Sources : Insee, Eurostat, Citepa, Douanes, OCDE ; traitements Insee-SDES 2025.
Du côté de l'Europe, les émissions territoriales de GES des 27 pays composant l'Union Européenne s'élèvent à 10,7t CO2e, soit une empreinte carbone par Européen de 7,8t CO2eq (source : Le changement climatique données clés, SDES, novembre 2025).
💡 Cet impact environnemental a baissé de 3,8t CO2eq entre 1990 et 2022, soit une baisse de 27,1 %.
3. Quelles sont les conséquences environnementales du CO2e émis par personne ?
Les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas seulement un impact statistique : elles entraînent des changements profonds et observables sur l’environnement à l’échelle mondiale. Ces conséquences environnementales sont multiples, interdépendantes et affectent à la fois les écosystèmes naturels et les systèmes humains. Voici les principaux effets observés :
- Perturbation des climats locaux avec des vagues de chaleur plus fréquentes, des sécheresses prolongées, des précipitations extrêmes dans certaines régions, etc.,
- Fontes des glaces, entraînant une diminution de réflexion des rayons du soleil, ce qui accélère davantage encore le réchauffement de la planète,
- Elévation du niveau des mers avec la dilatation thermique causée par le réchauffement de la planète, causant l'accélération de phénomènes extrêmes comme les inondations, l'érosion ou encore les glissements de terrain,
- Perte de biodiversité et perturbation des écosystèmes causés par le changement des habitats naturels et l'acidification des océans,
- Diminution de la disponibilité en eau douce, essentiellement dû à l'agriculture et l'industrie, ainsi qu'a la consommation humaine.
💡 À noter que les gaz à effet de serre émis aujourd'hui dans l'atmosphère influencent le climat sur les 10-20 prochaines années. Nos actions, positives comme négatives, mettent donc un certain temps à se voir à l'échelle planétaire.
C'est dans cette logique, et en connaissance de toutes les conséquences environnementales de nos émissions de GES, que limiter notre empreinte carbone est essentiel pour assurer un avenir plus durable. Pour ce faire, des solutions concrètes existent pour réduire son impact sur le climat.
Quelles solutions pour réduire son empreinte carbone et son CO2e ?
1. Qu'est-ce que le triangle de l'inaction et comment en sortir ?
Le triangle de l’inaction est une métaphore puissante qui aide à comprendre pourquoi, malgré la prise de conscience croissante des enjeux climatiques, l’action concrète pour réduire les émissions de CO2 et l’empreinte carbone reste souvent insuffisante à grande échelle.
💡 Il illustre une dynamique systémique où trois acteurs clés, soit les citoyens, les entreprises et les décideurs politiques, se renvoient mutuellement la responsabilité d’agir, créant ainsi une paralysie collective.
Mais alors, comment dépasser ce blocage ? Il revient avant toute chose de reconnaître la responsabilité partagée des trois acteurs sur les enjeux climatiques, qui possèdent tous un rôle déterminant dans la réduction de CO2e à l'échelle mondiale. Ensuite, il est essentiel de réaliser que ces trois parties s'influencent mutuellement dans leurs prises de décisions, ce qui peut ainsi entraîner un cercle vertueux d'actions positives pour le climat dès lors qu'un de ces acteurs se met en mouvement. Autrement dit, chacun détient un pouvoir d’action à son échelle, capable d’initier un changement structurel.
2. Quelles actions mettre en place pour réduire mes émissions de CO2 ?
En combinant des gestes du quotidien et un soutien aux initiatives collectives qui structurent la transition écologique à grande échelle, il est possible de réduire significativement son empreinte carbone. Voici les leviers les plus efficaces pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, classés en deux catégories complémentaires :
| 🏠 Les gestes quotidiens à fort impact | 🏛️ Soutenir les stratégies collectives pour une transition durable |
Privilégier la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage. |
Par exemple, en 2024, la France a accéléré la rénovation énergétique des bâtiments et développé les mobilités bas carbone. |
Réduire sa consommation de viande rouge (1 repas à base de viande rouge équivaut à 5 repas avec de la viande blanche et 14 repas végétarien d'après l'Ademe). |
En tant que consommateur ou professionnel, soutenir des entreprises engagées, faire évoluer son entreprise vers une logique bas carbone, intégrer la réduction de ses émissions de GES dans une stratégie climat réalisée sur mesure et qui s'aligne au business model de l'entreprise, etc. |
Baisser le chauffage de 1°C, isoler son logement si on est propriétaire, utiliser des appareils économe en énergie, passer chez un fournisseur d'énergie verte avec un label reconnu. |
Associations, collectifs citoyens, initiatives de quartier ou coopératives énergétiques sont des moteurs puissants pour amplifier les actions individuelles à l’échelle communautaire. |
Favoriser la réparation, le trade-in de ses appareils pour leur donner une seconde vie, l'achat d'un smartphone reconditionné plutôt qu'un neuf (économie de 81kg de matières premières, de 55g de DEEE et la consommation de 21 m3 eq d'eau d'après l'Ademe). |
Encourager les politiques et initiatives qui visent à intégrer la circularité dans des secteurs à fort impact environnemental, comme l’électronique, la mode ou le bâtiment. |
3. Quels sont les rôles de la reprise et de la vente d'appareils reconditionnés dans l'amélioration de son empreinte carbone ?
Dans un monde où la production de biens électroniques reste l’un des postes les plus polluants, la reprise d’appareils et la vente de produits reconditionnés s’imposent comme des solutions concrètes pour réduire l’empreinte carbone du numérique. Ces pratiques permettent d’éviter la production neuve, d’optimiser l’usage des ressources, et de prolonger la durée de vie des équipements.
💡 Pourquoi ces pratiques circulaires dans le secteur de la tech comptent d'après l'Ademe :
- Opter pour un appareil reconditionné, c'est éviter l'extraction de 76,9 kg de matières premières qui auraient été utilisés pour la fabrication d’un appareil neuf.
- Ce même geste permet d’éviter la production de 55,75 g de déchets électroniques supplémentaires.
- Il permet aussi d’économiser en moyenne 22,9 m³ équivalent eau, un volume considérable dans un contexte de stress hydrique croissant.
Ces solutions s’adressent à chacun des trois niveaux du triangle de l’inaction : citoyens, entreprises et pouvoirs publics. Elle démontrent que chacun peut contribuer à généraliser l’usage du reconditionné et à structurer des modèles plus vertueux.
👉 Chez Dipli, nous accompagnons les opérateurs télécoms, distributeurs et fabricants à optimiser la seconde vie des produits tech grâce à trois solutions sur mesure pensées pour fluidifier la chaîne de valeur circulaire :
- Trade-in : déployez votre propre solution de reprise d'appareils sur mesure, en magasin et/ou en ligne, avec une expérience fluide, rapide, sécurisée et compétitive en terme de prix.
- Refurbished on Demand : concentrez-vous sur votre business, nous pilotons le reste du processus de vos appareils reconditionnés, de l'approvisionnement jusqu'à la logistique et le SAV.
- Market Data Lab : analysez vos performances, les tendances de prix, le marché de la reprise et du reconditionné, grâce à l'infrastructure data de Dipli qui vous permet de créer vos propres tableaux de bord.
D'après l’étude Dipli x Ipsos x Dipli 2025, 64 % des Européens interrogés n’ont jamais fait reprendre leur smartphone. Ce chiffre clé met en lumière le potentiel encore largement inexploité du trade-in en Europe : un levier essentiel que Dipli s’est donné pour mission d’activer massivement, en accompagnant l’ensemble des acteurs de la tech vers une économie circulaire plus durable, mesurable et accessible. De plus, l'étude révèle également que deux tiers des Européens sont prêts à passer au reconditionné. Ce constat démontre que le public est en voie de conversion et qu'il suffit désormais d'activer les bons leviers pour conclure les ventes.
Dipli a développé ses services dans le but d'accompagner les professionnels de la tech à développer leurs programmes de reprises et de reconditionné. Vous êtes prêts à passer à l'étape circulaire supérieure ?
Dipli simplifie la seconde vie des produits électroniques.
Un outil tout-en-un au service des distributeurs, loueurs, opérateurs télécom et entreprises pour maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur au même endroit.
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